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Mon Métier: Piloter un Avion de ligne

PILOTE, POURQUOI?



Le planeur.
J'ai débuté le planeur en 1983, lorsque j'étais à l'école DGA de mécaniciens à Villebon, et l'activité se déroulait par stages bloqués à Bailleau-Armenonville au sein du Groupe L'Air, avec comme instructeur,
entre autres, Didier Chables, pilote émérite, mais gueulard invétéré, quoique objectif et pragmatique !
Deux saisons passées au sein de cet aéroclub me permettent de décrocher mon brevet de pilote de planeur,
avec le fameux gain de 1000 mètres, la navigation de 50 Nm et les 5 heures passées en l'air, épreuve la plus ardue reprise à trois fois!
Une ambiance unique, des camarades sympathiques, une solidarité indispensable au déroulement des journées aéronautiques, et des machines très bien équipées ne me laissent que de bons souvenirs, et m'ont permis de "mettre un pied à l'étrier " du monde aéronautique.
Mais les contraintes de présence ont fait qu' une fois dans le monde du travail, je n'ai pas continué le
vol à voile, école de pérsévérance et de solidarité.


L'avion privé
Une fois arrivé en activité, en 1986, comme technicien au Centre d'Essais en Vols de Brétigny, et n'ayant pas pu accéder auparavant à la formation de pilote privé, je m'inscrit à l'aéroclub Francois Richet d'Etampes, l'aéroclub du CEV et de la DGA, qui me permets de voler souvent grâce à la disponibilité unique des avions et des instructeurs. Les machines les plus modernes et les mieux équipées de la région, entretenues par les mécaniciens du CEV, me permettent de passer illico presto mon brevet en 4 mois de 1988, aux côtés et grâce aux talents pédagogiques de Catherine Touré, instructeur; Je vole sur des machines telles que
le F-BRCL, F-BRZQ, F-BSJN, F-BOZX, F-BRCE, dont beaucoup volent encore!
La construction du carnet de vol se poursuit patiemment, puisque en fonction de mes moyens, j'arrive à faire environ 24 heures par an, jusqu'au Pilote Professionnel, passant ma qualif train rentrant pas variable sur Cessna 172 RG et sur TB20.
Travaillant de 1988 à 1997 chez Air Inter, je vole également à l'AGILE de Lognes, ainsi qu'à l'aéroclub Air France nord . J'ai à ce moment 300 heures en 1996.


La préparation instructeur
Un bon moyen de voler en étant rémunéré étant de devenir instructeur, à cette époque je me dit que pour être rémunéré, il faut également passer le Pilote Professionnel. Nous sommes en 1996. J'utilise alors les informations alentour pour réussir avec succès la préparation instructeur, et je suis prêt à me présenter.


Le PP
théorique.
Il faut également passer le Pilote Professionnel théorique, que je travaille avec succès à l'institut Mermoz,
et après avoir réussi cette épreuve théorique, je constate que ce n'est pas si difficile lorsque on a les
bons documents, les bons professeurs et la volonté! Tout compte fait je ne passe pas l'évaluation pratique Instructeur.


le PL théorique
Cet examen permets d'enchainer sur le travail en ligne, côté pratique du métier, et permets également de passer directement l'IFR, pour piloter en compagnie. Alors allons y: Un travail assidu par correspondance avec le soutien sans faille de mon épouse me permets d'obtenir le sésame en une année.
Je suis donc prêt au printemps 1999 à passer à la pratique.


Le PP-IFR
Le pilote professionnel est passé chez Trimaille à l'été 1999, avec Luc Antoine, et obtenu sur TB20.
J'arrive alors à décrocher un Fongecif, afin de m'aider à financer l'IFR. L'obtention du dossier prends quelque temps et je débute la formation en plein hiver.
J'ai comme instructeur Jean Pierre Trimaille en personne, et Je passe l'examen au printemps 2000.


La première sélection Air France
La première sélection Air France a lieu en Juin 2000 et je suis recalé aux entretiens!
Rendez vous dans 3 ans !

La MCC

La MCC se fait chez Airlec Air Espace a Bordeaux avec mr Desruelles sur simulateur Cheyenne. Ca arrache et ca me plait bien.

La Qualif King Air
La qualif King air 90/100/200 se passe chez Aunis air europe a la Rochelle, le test est effectué par Jean Philippe Bague: je aisse un CV bien sûr!

le Premier Job
Le premier travail de pilote de transport est trouvé chez Ocean Airlines a la Rochelle, ayant sympathisé avec Jean Philippe Bague, le chef pilote, je suis nommé copilote et nous volons sur Beech 90 et 200 sur toute l'Europe de fin 2001 a fin 2002.
La sélection CDB
Je decide de partir de la Rochelle car ne pouvant subvenir a mes besoins familiaux, je remonte sur Paris et cherche un travail au Bourget. Parmi les 3 propositions je retiens celle d'airbor qui me propose un poste de commandant de bord sur king Air, je suis presenté par mon ami Kevin delbecque ( nous ne sommes que 2 en lisse) et je suis retenu, debutant mes fonctions au depart du Bourget au sein d'un CDD pendant quasiment un an.
La sélection Air France
A la fin de mon CDD qui marque egalement la fin de mon sabatique, je retourne chez Air France comme mécano et retente les selections pilote, en tant que Pro externe. Le profil n'est plus le meme, etant passé de celui de jeune laché IFR a celui de CDB aviation d'affaires, et ca marche!
La formation passe par un refresh IFR a l'EPAG qui se revele etre une seconde selection, certains échouant! A la suite de quoi une mise aux standards Air France a lieu lors d'une nouvelle MCC appelee la transition reacteurs, puis c'est le debut de la qualification de type pure sur A320.
Les débuts sur 320
Les vols sur 320 debutent par un vol hors ligne a Vatry puis l'adaptation en ligne dans la foulee, et entre la qualification et le lacher il s'ecoule bien 6 mois.
Je reste 4 ans sur cette machine moderne et fiable, avec un magnifique réseau moyen courrier.
Le passage Long Courrier
Me voici sur long courrier 330/340 et c'est bien sympa! Je suis d'ailleurs encore surpris que cela soit interessant de la sorte malgre les longs vols, car avec l'exploitation de la machine au meilleur de ses capacités , on touche une autre facette du metier!
Le changement de machine long courrier est une affaire plus simple que le premier avion long Range et aujourd'hui je suis sur Dreamliner et l'avion est efficace et moderne, en plus d'être élégant. De belles années m'attendent sur ce bijou.

Et apres?
Si Air France me permets de passer commandant de bord, ce sera avec plaisir que j'exercerais ces fonctions au sein de la grande maison!
Mais je suis toujours fortement attiré par l'aviation d'affaires, et ses missions si specifiques, l'avenir n'est donc pas totalement écrit, pourquoi pas du Gulfstream, Falcon ou Challenger?

Suivre son rêve, et croire en lui au plus profond de soi, pérsévérer, telle a été ma solution.



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